Pollution plastique : attention aux fausses bonnes idées

22/07/20

Plus de 400 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde, un chiffre qui nous fait tourner la tête. À l’occasion de sa nouvelle campagne Break The Plastic Wave, Surfrider Europe, en coopération avec l’alliance Rethink Plastic, met en garde contre les fausses bonnes idées trop souvent relayées comme étant les solutions pour lutter contre ce fléau des temps modernes et met en avant les vraies solutions à la pollution plastique. 


#1 Compter sur le tout recyclage pour supprimer nos déchets plastiques


Voici la plus répandue des fausses bonnes idées : le recyclage est LA solution. Attention, le recyclage est une bonne idée, il serait contre-productif de dire le contraire. En revanche, ce n’est pas lui qui sauvera la planète de tous les déchets plastiques jetés chaque jour. La principale raison : il est impossible, aujourd’hui, de recycler tous les plastiques produits. Pourquoi ? Tout d’abord parce qu’il existe trop de plastiques différents, eux-mêmes mélangés à d’autres matières, leur recyclage est donc rendu trop complexe. Ensuite, parce que malheureusement, recycler certains plastiques, ce n’est pas rentable… C’est pourquoi un grand nombre d’industriels préfèrent le plastique vierge, qui leur coûte bien moins cher. De plus, le recyclage ne permet pas de “récupérer” toute la matière, il n’est pas toujours sûr pour notre santé et il n’est pas non plus infini. Finalement et surtout, parce que les quantités de plastique sont devenues bien trop importantes… Envoyés à l’autre bout du monde par les pays occidentaux, la plupart des déchets s’amoncellent sur le continent asiatique.




La vraie bonne idée ? Limiter la production et la consommation de plastique avant tout. En effet, le “tout recyclage” n’est pas la solution à la pollution plastique. En revanche, agir à la source en limitant sa consommation de plastique est la solution à coupler avec la réduction de la production de plastique du côté des industriels. Et ça, ça peut vraiment changer les choses. Pour vous aider, il y a Ocean’s Zero.


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#2 Tomber dans le panneau du bioplastique




Le marketing de certains industriels veut nous faire croire que le bioplastique se dégraderait plus facilement et aurait donc un faible impact sur l’environnement. C’est faux ! Premièrement, il faut savoir que le terme bioplastique recouvre deux types de plastiques différents : d’un côté, les plastiques biosourcés et de l’autre, les plastiques biodégradables. D’abord, qui dit plastique biosourcé ne veut pas dire sans pétrole et les matières organiques utilisées en partie pour le fabriquer dépendent le plus souvent d’une agriculture intensive particulièrement nocive pour l’environnement. Ensuite, les plastiques biodégradables, eux, ne se dégradent ni dans la nature ni dans l’océan mais dans des conditions bien spécifiques, et pas en un claquement de doigts. Dans l’intervalle, ils ont tout loisir d’impacter la vie marine.

Surfrider Europe met la lumière sur ces pratiques trompeuses et invite à ne pas se laisser avoir par le marketing ! Plutôt que de remplacer un plastique à usage unique par un autre, en tant que consommateur, on réduit à la source et on privilégie le réutilisable ou le vrac. On demande également à nos décideurs des mesures fortes pour limiter les messages trompeurs et les produits plastiques à usage unique dont font partie les biosourcés et biodégradables. 


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#3 Espérer nettoyer tout le plastique de l’océan


Pourrait-on tout faire disparaître ? On en rêverait, mais avec 8 millions de tonnes de plastique qui se retrouvent chaque année dans l’océan, dont la majorité dans les profondeurs, il est irréaliste de croire que l’on pourra un jour tout nettoyer. Ainsi, bien que de nombreux projets voient le jour avec pour ambition de nettoyer les milieux aquatiques, ce milieu complexe rend la tâche impossible, sans compter l’ampleur de la pollution due aux microplastiques à laquelle il est encore plus compliqué de remédier.

Alors la vraie bonne idée, c’est d’agir à la source du problème ! Pour éviter que les mers du globe portent plus de déchets plastiques que de poissons d’ici 2050, Surfrider Europe appelle à limiter sa consommation et sa production de plastique, à tous les niveaux. Une nouvelle fois, c’est en agissant à la source qu’aura lieu le vrai changement.


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L’océan a besoin de nous tous pour se défendre contre le plastique. Prêts à relever le défi ? 

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