Menez l’enquête avec les Coastal Defenders sur la qualité de l’eau aux Pays-Bas

21/06/22

Zoom sur la qualité de l’eau : plongez au cœur du combat de Surfrider Pays-Bas contre la pollution chimique. La pollution de l’eau, et plus précisément la pollution chimique, est un problème majeur dans certaines zones du pays comme la région d’Ijmond où est implantée une usine métallurgique, Tata Steel, qui pollue sciemment son environnement. Pour lutter à la source contre cette pollution, Surfrider Pays-Bas a décidé de mesurer le degré de cette pollution de l’eau pour mettre la lumière sur les potentiels impacts que cela pourrait avoir sur l’environnement, les eaux alentours et les habitants.


Contrôler la qualité de l’eau pour lutter contre la pollution

Dans le cadre de leurs missions, Surfrider Europe et Surfrider Pays-Bas veulent garantir à tout le monde, y compris les pratiquants d’activités nautiques, l’accès à des eaux de baignade de bonne qualité et sans risque pour leur santé. Cela signifie qu’aucun polluant ne doit être retrouvé en quantité nocives pour la santé dans ces espaces de loisirs.

Pour atteindre cet objectif, des prélèvements scientifiques sont effectués chaque mois dans des endroits différents à travers le pays pour mesurer la pollution chimique. Les échantillons prélevés sont ensuite analysés par un laboratoire externe pour obtenir des résultats qui permettent un suivi complet.

Si certains endroits aux Pays-Bas sont pollués, Surfrider Europe peut faire remonter le problème aux autorités compétentes et aux responsables de cette pollution pour trouver des solutions efficaces et mettre fin à ces pratiques destructrices.



Cibler des critères plus variés

Pour Surfrider, les critères choisis par l’Agence Européenne pour l’Environnement, qui déterminent la qualité des eaux de baignade, ne sont pas représentatifs. Par conséquent, lorsque des mesures sont prises et des échantillons prélevés, nous suggérons que des critères plus variés soit prient en compte pour parvenir à des résultats plus profonds pour déterminer la qualité de l’eau. Cela permettrait de comprendre quel type de pollution se cache réellement sous la surface.

Pour l’instant, seuls les critères bactériologiques sont pris en compte, et seulement lors de la période estivale. Ce n’est pas assez pour déterminer la qualité de l’eau d’un spot, surtout lorsque l’on sait que beaucoup d’usagers profites de ces espaces tout au long de l’année que ce soit en surfant, naviguant ou nageant.

Les pollutions chimiques (hydrocarbures, résidus médicamenteux, pesticides), les déchets aquatiques ou encore les pollutions algales sont absents du rapport sur la qualité des eaux de baignade, ils ne sont donc pas pris en compte. De fait, comment pouvons-nous nous assurer que les eaux dans lesquelles nous nous baignons sont de bonne qualité ?

La première étape vers une meilleure surveillance et un meilleur contrôle de la qualité de l’eau serait d’ajouter plus de critères. Avec sa campagne sur la qualité de l’eau, Surfrider Pays-Bas souhaite insister sur l’importance de mesurer différents paramètres comme les pollutions chimiques, les métaux lourds ou certaines bactéries. L’objectif est également d’informer le grand public et les décideurs sur la présence et la concentration de ces différents polluants dans le milieu marin.


Le cas de Tata Steel

L’exemple de Tata Steel, l’usine métallurgique bien connue pour son impact désastreux sur l’environnement, est édifiant. Cette usine pollue depuis des années la région hollandaise d’Ijmond et plus précisément Wijk aan Zee, ville où elle est implantée. Des cancérigènes et des métaux lourds sont sciemment déversés dans l’Océan, l’air et tous les alentours de l’usine.

Pour sensibiliser et alerter sur la situation, les Coastal Defenders de Surfrider Pays Bas ont réclamé justice dans un documentaire « Europe’s Biggest Lie », et dénoncent cette pollution désastreuse qui prend place à Wijk aan Zee.

Cette pollution de l’eau à grande échelle n’est qu’un exemple parmi d’autres dans les cas de pollutions dissimulées qui se cachent à travers les Pays-Bas et l’Europe.

Pour pouvoir évaluer et certifier la qualité des eaux dont nous jouissons, il est nécessaire que bien plus de paramètres soient pris en compte. Plus encore, nous devrions être capable de détecter de manière efficace les cas de pollution et tenir pour responsable les coupables dans les cas où la pollution est une menace majeure pour notre santé et notre environnement.

Les Surfrider Coastal Defenders continuent leur combat pour des eaux d’excellente qualité, notre santé et celle notre Océan en dépende.

Si vous souhaitez en savoir plus ou rejoindre le mouvement Surfrider Coastal Defenders, cliquez ici.

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