Monitoring

Surfrider’s scientific expertise about marine litter.

Riverine Input

Abandonnés par inattention, délibérément jetés par incivilité et portés par les cours d’eau, une part importante de nos déchets finit dans les océans. Face à ce constat, Surfrider Europe lance en 2014 le projet Riverine Input, un programme scientifique visant à qualifier et quantifier l’origine des déchets présents dans les océans et cours d’eau afin de trouver des solutions concrètes et efficaces pour lutter contre leur prolifération.

1 MISSION, RÉDUIRE L’APPORT DE DÉCHETS DANS LES MERS ET OCEANS

Près de 700 espèces marines sont connues pour être affectées par cette pollution, et menacées d’extinction pour certaines. La pollution plastique est l’une des plus importantes menaces pour les océans. Le temps de l’action est arrivé!

4 OBJECTIFS FONDAMENTAUX

  • Identifier l’origine des déchets aquatiques
  • Estimer les quantités atteignant le milieu marin
  • Participer à l’émergence de solutions concrètes, contextuelles et efficaces
  • Sensibiliser le grand public et les décideurs

2 PROTOCOLES SCIENTIFIQUES

  • Suivi des macroplastiques sur les berges : comptage et caractérisation 
  • Suivi des microplastiques dans l’eau et les sédiments

Riverine Input Adour

Nos sites d'étude

Le bassin versant de l’Adour a été choisi comme zone d’investigation par la diversité des activités qui s’y exercent mais aussi parce qu’une étude menée par l’Ifremer en 2000 a démontré la présence d’une quantité importante de déchets dans les fonds situés à proximité de son estuaire.


Notre équipe se rend une fois par trimestre sur les huit points de prélèvements pour collecter les déchets échoués sur les berges et réaliser des prélèvements de micro- et macro-plastiques dans la colonne d’eau. Les zones d’échantillonnage se répartissent entre le lac de Payolle (point le plus proche de la source) et la plage de la Barre à Anglet située au niveau de l’embouchure de l’Adour.

Origine des déchets présents dans l’Adour

A ce jour, ce sont plus de 1000 kilos de déchets qui ont été collectés, 120 000 items triés, le tout sur une surface cumulée d’environ 1 ha soit l’équivalent d’1 terrain de football et demi. Se sont en moyenne 5 à 6 déchets par mètre carré qui sont prélevés, dont 95 % de plastique. 

Vous souhaitez aider l’équipe Surfrider Europe!

Ouvert à tous, les collectes sont effectuées sur la plage de la Barre à Anglet. L’objectif ? identifier l’origine des déchets présents dans l’Adour et terminant leur course dans l’océan. Pourquoi ? évaluer les quantités de déchets et établir une tendance de leur propagation. 

Pollutions par les biomédias

Utilisés dans de nombreuses stations d’épuration depuis le début des années 2000, des médias filtrants s’échouent en grande quantité sur les plages du monde entier. Après dix années d’enquête, Surfrider Europe publie le premier rapport sur le sujet.

C’est en 2007 que les bénévoles de Surfrider remarquent la présence récurrente de cylindres de plastique sur les plages du Golfe de Gascogne. Après enquête, ils identifient ces objets comme des biomédias, supports pour les bactéries utilisées dans le traitement des eaux usées en station d’épuration. Ces disques de quelques millimètres d’épaisseur permettent aux micro-organismes de se fixer, de proliférer et de digérer les matières en suspension dans l’eau.




UNE POLLUTION DE GRANDE ENVERGURE

Surfrider est devenu l’ONG de référence sur ce problème de pollution. Elle a au travers de documents, reportages et articles, référencés?de nombreux cas de pollution. Sur la Seine en France, sur le rio Miño au Portugal. En Suisse, c’est sur les berges du lac Léman que l’on ramasse des biomédias venus des stations de Saillon, Evolène et Saint Prex. Ou encore aux Etats-Unis, où les stations d’épuration de Hooksett, de Groton et de Mamaroneck sont à l’origine de pollutions de plages et de cours d’eau.


UN RAPPORT COMPLET SUR LA PROBLÉMATIQUE DES BIOMÉDIAS

Nous avons visité des stations d’épuration, discuté avec de nombreux professionnels du secteur et passé du temps sur le terrain pour comprendre comment fonctionnent ces stations d’épuration qui utilisent des biomédias. Nous avons comparé les dysfonctionnements observés pour aboutir à des préconisations qui permettront d’éviter de nouveaux rejets de médias filtrants dans le milieu naturel.


Découvrir le rapport


Une pollution observée résulte d’une accumulation de plusieurs incidents parmi lesquels on peut noter…
  • des débordements en cas de fortes pluies,
  • des pertes lors de la mise en eau ou lors de travaux au sein des bassins de traitement,
  • des problèmes de colmatage par manque d’agitation des biomédias,
  • des défauts de stockage et d’installations non contrôlées,
  • des grilles d’évacuation des eaux non adaptés au procédé.

… mais les solutions permettant d’éviter ces pollutions peuvent être simples et peu coûteuses :
  • prévention et information sur les spécificités liées à l’usage de biomédias,
  • accompagnement des utilisateurs durant les phases de lancement du procédé,
  • adaptation des systèmes d’aération et de dé-colmatage,
  • mise en place de procédures de récupération en cas d’incident.
 

Surfrider Foundation Europe, membre de la Convention OSPAR

La Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est.

Créée par les commissions d’Oslo et de Paris en 1992 et adoptée par 15 pays européens, la convention OSPAR est en charge de maintenir la protection du milieu marin dans la zone Nord-Est de l’Atlantique. Les objectifs de cette union sont à la fois une prévention et suppression des pollutions, une évaluation de la qualité du milieu marin et enfin une conservation des écosystèmes des zones maritimes.

En tant que membre, Surfrider Europe a pour mission de maintenir un suivi régulier des quantités de déchets présents sur les plages d’Anglet sur un secteur défini. Ces prélèvements ont lieu tous les 4 mois pour être ensuite quantifiés et qualifiés.


 

nos valeurs

PASSION

La passion des océans, du littoral et des plaisirs qu’ils procurent anime toute personne qui porte Surfrider et guide l’action de l’organisation.

PARTAGE

Surfrider s’ancre dans la valeur du partage et de la participation par l’inclusion et la diversité.

RESPECT

Surfrider recherche une relation harmonieuse entre l’humain et la nature.